Vendredi 22 mai 2009
  Patrick Mario Bernard    
  Pierre Trividic
du 07 au 12 Mai
 Philippe Béziat  du 14 au 19 Mai
 Gianni Di Gregorio  du 21 au 26 Mai
 R. Ashley, M. Engel,
 R. orkin
 du 28 Mai au 02  Juin
 Horatiu Malaele  du 04 au 09 Juin
 Na Hong-Jin  du 11 au 16 Juin
 Walter Salles et
 Daniela Thomas
 du 18 au 23 Juin

LUNDI 18 Mai à 19h45 :
La projection de Pelleas et Mélisande sera suivie d'un débat animé par le J.M Singier, compositeur et  professeur d'analyse musicale au Conservatoire de Musique d'Auxerre


Du samedi 27 Juin au vendredi 03 Juillet 2009 : FÊTE DU CINÉMA
Pour l'achat d'une place au tarif habituel, un pass, remis au spectateur, donnera droit aux entrées à 3 € pour toutes les séances et pour tous les films durant ces 7 jours.

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Jeudi 21 mai 2009

Sao Paulo is black !

 

UNE FAMILLE BRESILIENNE

« Linha de passe »

 

Brésil / États-Unis -2008 ; sortie : mars 2009

Durée : 1h53

Réalisation : Walter Salles et Daniela Thomas

Avec : Sandra Corveloni, João Baldasserini, José Geraldo Rodrigues…

 

Sao Paulo. 20 millions d'habitants, 200 km d'embouteillage, 300 000 coursiers. Au coeur de cette ville en transe, quatre frères essaient de se réinventer de manières différentes.
Reginaldo, le plus jeune, cherche obstinément son père ; Dario rêve d'une carrière de footballeur, mais l'âge, 18 ans, le rattrape; Dinho se réfugie dans la religion tandis que l'aîné, Denis, déjà père d'un enfant, gagne difficilement sa vie. Leur mère, Cleusa, femme de ménage qui élève seule ses quatre enfants nés de pères différents, est à nouveau enceinte. À l'image d'un Brésil en état d'urgence et en crise identitaire, tous    cherchent une issue.

 

Après Carnets de Voyage , Walter Salles, accompagné de Daniela Thomas, sa compagne, revient à ses premiers amours : le Brésil, la famille, la pauvreté, thèmes déjà abordés dans Central Do Brasil, mais cette fois ci, sans le mélodramatique larmoyant. D’un réalisme sobre, il nous montre une ville tentaculaire, sombre, sale, loin de la carte   postale affichée habituellement, et suit le parcours d’une mère, Cleuza, et de ses 4 fils qu’elle a eu de pères différents. Différence de sang, différence de peau, différence de vie, différence de rêve, par un  subtil montage en forme de puzzle, le cinéaste brosse à petites touches les portraits sensibles et émouvants de ces cinq personnages et permet de réaliser une radiographie authentique de la société brésilienne actuelle. De Reginaldo, vrai-faux conducteur de bus, qui cherche son père et ses origines, Dinho, le croyant, le religieux, Denis, le coursier à moto qui veut gagner plus d’argent et Dario qui rêve de devenir footballeur professionnel, tous vont être confrontés à la dure réalité de l’argent et souffriront de cette discrimination sociale. Véritable pivot, pilier de cette fratrie non conventionnelle, la mère tentera de les raisonner, malgré sa situation également difficile : elle attend un cinquième enfant d’un père, une nouvelle fois, inconnu et devra faire avec pour gagner sa vie.

 

Tous galèrent sérieusement. Franchir la ligne, mettre à mal ses croyances et ses convictions pour se réaliser, affronter ses échecs, le titre « linha de passe » désigne un échange de passes entre joueurs d’une même équipe de football sans que le ballon touche le sol ou soit intercepté par l’équipe adverse. C’est en utilisant cette métaphore de la famille brésilienne qui tente de s’entraider dans cette société n’offrant que corruption, violence et pauvreté que Walter Salles construit son film à mi chemin entre la fiction et le documentaire. Car, au travers de cette famille, c’est tout un pays qu’il croque, un pays à la dérive qui s’accroche aux dernières planches du salut qui lui reste : la religion, l’argent, le football…. C’est triste, simple, attachant, émouvant et angoissant. Accompagné par la musique de Gustavo Santaolalla, n’hésitant pas à utiliser les rythmes de Carinhos Brown notamment pour filmer les scènes de football, un peu cliché il est vrai, la mise en scène reste identique pour chaque personnage. D’un rythme assez lent, on peut être surpris par la méthode « zapping », hachée, pour passer d’une   histoire à une autre mais on ne pourra rester insensible à l’excellent jeu des acteurs et à l’interprétation de Sandra Corveloni, qui a obtenu le prix d’interprétation féminine à Cannes en 2008.

 

Coloré, réaliste et juste, ce film ne vous laissera pas indifférent.

C.A

Horaires des séances  

   jeu. 18  Juin    19h45

  ven. 19  Juin    14h00
 sam. 20  Juin    16h30
  dim. 21  Juin    19h45

  lun.  22  Juin   16h30
  mar. 23  Juin   19h45

 

 

 

 

 

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Mercredi 20 mai 2009

Les ‘souris grises‘ se déchaînent...

 

LE DÉJEUNER DU 15 AOÛT

(Pranzo di ferragosto)

 

Italie - 2008  ; sortie en mars 2009

Durée : 1h16

Réalisation : Gianni Di Gregorio

Avec : Gianni Di Gregorio, Valeria Di Franciscis, Marina Cacciotti ...

Prix du Meilleur Premier Film au Festival de Venise 2008

Prix du public et prix Jean Carmet au Festival d’Angers 2009

L’affiche nous l’annonce tout de go : « le grand retour de la comédie Italienne ». Et s’il s’agit de traiter d’une situation sociale de notre temps avec sourire, cocasserie et bonhomie, oui c’est réussi !

Gianni, la cinquantaine, célibataire, sans emploi, vit seul avec sa vieille mère et se débat dans des soucis d’argent . Ils vivent dans un bel appartement mais n’ont pas payé les charges depuis longtemps et risquent des poursuites pour non-paiement. Le syndic a la solution, il apure la dette en échange d’un service : garder sa vieille mère et sa tante le week-end du 15 Août. Le médecin, ami de la famille, a lui aussi un problème : une garde à l’hôpital ; alors en échange d’une consultation gratuite, Gianni gardera sa mère !

Et voilà Gianni qui se retrouve avec quatre vieilles dames, au demeurant pas faciles à vivre, chacune enfermée dans son égoïsme et ses problèmes de santé.


Une chance, la cuisine et la préparation d’un gratin de pâtes, arrosé de petits verres de Chablis, va rassembler ces individualités sur la défensive.

Et petit à petit l’atmosphère va se détendre et les dames vont se lâcher, loin du poids de la discipline imposée par leurs enfants.

Le pauvre Gianni aura bien du mal à les calmer à coup de camomille au somnifère.

Tant et si bien que personne ne veut repartir le deuxième jour et Gianni doit trouver à manger dans Rome vide de ses habitants et de ses commerçants. Les billets de 100 € offerts par ces dames faciliteront ses recherches.

Mine de rien, cette comédie nous fait réfléchir sur cette situation, de plus en plus   fréquente, du vieillissement de la population et de sa gestion par la génération des cinquantenaires qui, au lieu d’être enfin  libres de vivre pour eux-mêmes, se retrouvent avec des parents vieillissants et vivants de plus en plus vieux.

Au fond, elles ne demandent pas grand- chose, ces ‘souris grises’ : de l’attention, rire, s’amuser, faire des bêtises et le droit de ne pas être cantonnées dans une vie quotidienne sans intérêt et sans surprise. C’est bien de nous le dire dans une Rome où on a envie de flâner !

Liliane Chatelain

Horaires des séances  

   jeu. 21  Mai    19h45

  ven. 22  Mai    14h00
 sam. 23  Mai    16h30
  dim. 24  Mai    19h45

  lun.  25  Mai    16h30
  mar. 26  Mai    19h45

 

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Mardi 19 mai 2009

Les 400 coups de Joey, 7 ans…

 

LE PETIT FUGITIF

 

États-Unis - 1953 ; reprise en février 2009

Durée : 1h20 ; Film en noir et blanc

Réalisation : Morris Engel, Ray Ashley, Ruth Orkin

Avec : Richie Andrusco (Joey), Richie Brewster (Lennie), Winnifred Cushing  (la mère),  Jay Williams (Jay)

 

Lauréat (ex-aequo avec 5 autres films) du Lion d’Argent à Venise en 1953.

Le New-York Times l’a classé parmi les 1000 films incontournables de l’histoire du cinéma

 

Grâce à la société Carlotta Films et à son travail de mémoire remarquable, Le Petit Fugitif trouve enfin une seconde vie auprès du public français.

 

Le Petit Fugitif raconte l’histoire d’un petit garçon de Brooklyn et d’une mauvaise  blague, de son grand frère Lennie, qui va se transformer en fugue quasi initiatique pour le gamin. Joey, sept ans, une petite bouille craquante criblée de taches de rousseur, deux dents en moins sur le devant, son révolver en plastique au côté, rêve de chevaux et de cow-boys. Nous sommes dans un quartier populaire de Brooklyn des années 50, mais les gamins qui jouent dans la rue ressemblent comme deux gouttes d’eau aux gamins photographiés par Doisneau à la même époque. On pourrait aussi se croire, par moments, dans un film néoréaliste italien. Aux détours des tribulations de Joey, c’est toute une époque et une atmosphère qui prennent vie.

 

Joey ne lâche pas son grand frère et ses copains ; il veut tout faire comme les grands. Irrités de le traîner toujours derrière eux, ils décident de simuler un accident de carabine. Persuadé d’avoir tué son frère, Joey prend la fuite pour échapper à la police qui, pense-t-il, le poursuit (après, tout de même, avoir chipé l’argent des commissions). Il va se retrouver à Coney Island, station balnéaire, véritable Luna Park, où les New-Yorkais des quartiers  populaires viennent se distraire quand il fait beau. Là, va commencer pour Joey deux jours d’aventures extraordinaires qui vont très vite effacer tout sentiment de culpabilité : tours de manège, hot-dogs, sodas, barbe à papa, il va s’en mettre jusque là avec l’argent des commissions, quitte à s’en rendre malade ! Il va rencontrer Jay au stand des poneys, un adulte cool, intrigué par ce petit garçon débrouillard et solitaire.

 

Morris Engel porte sa caméra légère (une nouveauté) à l’épaule, la pose à même le sol au niveau des yeux d’un enfant de sept ans. Le spectateur voit tout avec le regard émerveillé de Joey, il se faufile avec lui entre les jambes des passants, entre les corps étalés sur la plage. On a souvent envie d’arrêter certaines images, tellement la photographie en noir et blanc est belle. Truffaut, quelques années plus tard, expliquera que, sans ce petit film new-yorkais bricolé par deux photoreporters, caméra au poing,   ni Les 400 coups, ni A bout de souffle n’auraient vu le jour.

 

Splendide portrait d’enfant croqué sur le vif, reflet d’un New York aujourd’hui        disparu, et précurseur de la Nouvelle  Vague , Le Petit Fugitif est à voir par tous …de 7 à 77 ans.                                          

 Danielle Lemitre

Horaires des séances  

   jeu. 28  Mai    19h45

  ven. 29  Mai    14h00
 sam. 30  Mai    16h30
  dim. 31  Mai    19h45

  lun.  01  Juin   16h30
  mar. 02  Juin   19h45

 

 

 

 

 

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Lundi 18 mai 2009

La noce silencieuse

 

 

AU DIABLE STALINE,

VIVE LES MARIÉS !

 

 

Roumanie - 2008  ; sortie en février 2009

Durée : 1h27

Réalisation : Horatiu Malaele, Vlad Paunescu

Avec : Alexandru Potocean (Iancu), Meda Andrea Victor (Mara),Luminita Gherghiu…

 

Une équipe de télévision débarque, un jour, dans un village quelque part en   Roumanie. Elle est accueillie par une  prostituée fellinesque hors d’âge ; de vieilles femmes en noir errent au milieu des     maisons en ruine, fleurissent des tombes. Intrigué, le journaliste interroge le maire qui entreprend le récit  d’événements survenus il y a très longtemps…

Nous voici en 1953. La Roumanie est sous la botte soviétique. Mais dans le village, la vie des paysans semble encore préservée d’une pression trop rigoureuse. Le maire communiste a beau se démener, il ne parvient pas à conduire les villageois dans la voie du collectivisme. Au lieu de se rendre aux réunions politiques, ils préfèrent, de loin, aller boire un coup entre copains. Ce sont des gens simples et pittoresques qui cultivent une joie de vivre vigoureuse, aiment la  bonne bouffe, trousser les femmes, et se retrouver tous ensemble devant un verre d’alcool, à discuter de tout et de rien, à en découdre souvent, mais toujours sans conséquences.

Horatiu Malaele a su donner à son film un ton et une verve digne de Kusturica, à travers la truculence du propos, la musique tzigane, et la joie de vivre de ses personnages. On pense aussi parfois à Fellini pour des séquences burlesques et poétiques comme l’arrivée d’un cirque coloré, des personnages décalés comme le nain érotomane ami du futur marié, ou cet autre qui veut absolument voler avec des ailes bricolées, et aussi les apparitions surprenantes de cette jeune fille à la robe blanche ensanglantée.

Iancu et Mara, les jeunes héros du film, vont enfin se marier après avoir forniqué dans tous les coins (les champs de blé, les granges et même le silo à grains). Le père de la mariée n’a pas lésiné. Il a tué un veau, des cochons, des moutons. L’orchestre tzigane est là, entraînant la noce joyeuse vers des agapes monstrueuses. Mais soudain, le maire arrive accompagné d’un militaire  soviétique et de son interprète : Staline vient de mourir, un deuil national de huit jours est instauré, plus de mariage, plus de musique et plus de rires, sinon la répression sera terrible.

Mais c’est sans compter sur le goût de la fête des villageois qui ne peuvent se résoudre à gâcher tant de bonne chère. Alors commence la séquence clé du film, une noce silencieuse surréaliste : les convives condamnés à manger sans bruit, à mimer les rires et les engueulades, le téléphone arabe paillard,  les musiciens faisant semblant de jouer ; sans doute le symbole de la résistance d’un peuple plein de vitalité contre l’occupation qui essaie de l’étouffer et de le réduire au   silence.

Horatiu Malaele, acteur célèbre en Roumanie, a réussi avec ce premier film à nous parler de l’histoire de son pays avec une œuvre à la fois burlesque et dramatique. Une preuve de plus de la vitalité du nouveau cinéma roumain qui peut produire des films graves comme La mort de Dante   Lazarescu ou 4 mois,3 semaines, 2 jours et des opus à l’humour ravageur comme 13h10 à l’Est de Bucarest et Au diable   Staline, vive les mariés.                         

Danielle Lemitre

 

                  Horaires des séances 

 

                   jeu.   04    Juin   19h45

 

                  ven.   05    Juin   14h00

                   sam.  06    Juin   16h30
                   dim.   07    Juin   19h45
                   lun.    08    Juin   16h30
                    mar.  09    Juin   19h45

 


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Dimanche 17 mai 2009

Un thriller urbain et nocturne réinventé

 

THE CHASER

 

Corée du Sud - 2007 ; sortie : mars 2009

Durée : 2h 03

Réalisation et scénario : Na Hong-jin

Avec : Kim Yoon-seok, Ha Jeong-woo, Yeong Hie-seo…

 Sélection officielle, hors compétition, au Festival de Cannes 2008

Grand Prix Action Asia au festival du Film Asiatique de Deauville 2009.

 L’ex-détective Joong-ho est devenu proxénète. Chaque soir, il reçoit les appels de clients anonymes à qui il envoie ses filles, comme la jeune Mi-jin. Furieux parce que certaines d’entre elles se sont enfuies sans payer leurs dettes, il réalise bientôt qu’elles avaient toutes rencontré le même client avant de disparaître, identifié uniquement par son numéro de téléphone. Joong-ho va reprendre du service et se lancer dans une chasse à l’homme rythmée par l’espoir de retrouver Mi-jin vivante…

C’est un véritable thriller, du vrai polar, sanglant, noir et brillant que Cinémanie vous propose pour cette dernière programmation avant l’été et ce genre est trop rare pour ne pas le souligner. Dans un style qui n’est pas sans rappeler le  Seven  de David Fincher, Na Hong-jin présente un premier film oppressant et bouleversant.

Tous les ingrédients sont réunis pour assister à un polar dans le pur style américain : un ex-flic insensible et immoral, des prostituées, un tueur en série, une chasse à l’homme… On se dit rapidement qu’on a déjà vu cela mille fois. Et pourtant ! Le génie de Na Hong-jin fait son effet dès le début en s’amusant à casser les codes du genre et à retourner la situation originelle au bout de 15 minutes. L’histoire prendra alors une   autre ampleur en devenant encore plus oppressante et angoissante. Spectateurs impuissants, nous assisterons au destin tragique de ces personnages. Comme Joong-Ho, cet ex-flic qui va chercher la rédemption, il faudra beaucoup d’efforts pour échapper à la mécanique machiavélique mise en place. Nous devrons régulièrement faire face à des impasses et nous replonger dans les ruelles labyrinthiques, obscures et pluvieuses de ce quartier surplombant le centre ville illuminé de Séoul.

Mais il serait réducteur de ne vanter les  mérites de ce film qu’en évoquant cette    astuce scénaristique. L’adrénaline ici est coréenne et chaque plan nous le rappelle. Les expressions des personnages sont différentes de ce que l’on a pu voir précédemment et les plus beaux moments sont sans aucun doute les rencontres entre Joong-ho et Young-min. La satire sociale et l’humour caricatural sont mis en avant (la police, comme souvent dans les films asiatiques, est ridicule et incompétente). Quant à la violence, sanglante de surcroît, elle ne nous est pas épargnée (beaucoup se souviendront longtemps de la scène de la salle de bain).

Le réalisateur tient son film avec une efficacité remarquable et maintient une tension de bout en bout. Quelques courses poursuites, filmées caméra sur l’épaule, créent de     surprenantes ruptures de rythme et nous permettent d’apprécier une photo très travaillée et impeccable.

The Chaser est une claque hallucinante. On sort sonné de la projection, littéralement   retourné par tant d’intelligence et de cynisme.                                     

Christophe Augis

 

           Horaires des séances 

  jeu.   11    Juin   19h45

ven.   12    Juin   14h00

sam. 13    Juin   16h30

dim.  14    Juin   19h45

lun.  15    Juin   16h30

mar. 16    Juin   19h45
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