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Lundi 9 novembre 2009
Lors de la réunion de programmation du 12 octobre 2009, les 12 personnes présentes ont établi une liste de 11 films ;
Les 7 titres du tableau suivant ont été retenus par le Ciné-casino


Tu n'aimeras point de Haim Tabakman du 05 au 10 Novembre
36 vues du pic St-loup de  jacques Rivette du 12 au 17 Novembre
À propos d'Elly de  Asghar Farhadi du 19 au 24 Novembre
London River de  rachid Bouchareb du 26 Nov. au 01 Dec.
Hôtel Woodstock de  Ang Lee du 03 aun 08 Décembre
La danse, le ballet de l'Opéra de Paris de Frederick Wioseman
du 10 au 15 Décembre 
La Vida Loca
de  Christian Poveda  du 17 au 22 Décembre  À PROPOS D'ELLY -- du 19 au 24 Novembre 2009
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Vendredi 30 octobre 2009

Une  « thérapie » chez les saltimbanques 

 

36 VUES DU PIC ST-LOUP

 

France - 2008  ; sortie en septembre 2009

Durée : 1h24

Réalisation : Jacques Rivette

Scénario :  Jacques Rivette, Christine Laurent, Pascal Bonnitzer.

Avec : Jane Birkin, Sergio Castellitto, André Marcon, Jacques Bonnaffé, Julie Parmentier...

 

Des films de Rivette passés à Auxerre : La Religieuse ; La Bande des quatre ; La Belle noiseuse ; Jeanne la Pucelle, les    batailles ; Jeanne la Pucelle, les prisons ; Ne touchez pas à la hache…..entre autres.

 

À la veille de la tournée d’été, le propriétaire et fondateur d’un petit cirque décède brutalement. La troupe, pour essayer de sauver la situation, décide de   faire appel à sa fille aînée Kate (J. Birkin). Bien que cette dernière ait quitté le cirque depuis une quinzaine d’années, elle accepte, à la surprise générale, de mettre fin, provisoirement, à ses activités actuelles et de les rejoindre.

Vous allez voir la piste aux étoiles, une toute petite piste aux étoiles donnée au pied d’une montagnette des Cévennes, dans un petit village plus que calme… mais où sont donc passés les éventuels spectateurs ? et les touristes ? Cependant, il y a tout pour faire un cirque : le lanceur de couteaux, le trapèze du risque (est-il bien accroché ?), les clowns forcément tristes qui, derrière leur maquillage outrancier, ravalent leurs hantises et les ratés de leur propre existence, la petite trapéziste,  jamais dans les airs, pleine de fougue et de jeunesse. Il y a Kate qui traîne sa misère affective en cherchant des couleurs pour teindre la laine. Elle est meurtrie mais elle fait l’effort de revenir dans le cirque pour qu’il ne meure pas   prématurément comme son père, le patron. Et ce retour vers la cause de ses douleurs sera peut-être salvateur !!!

Et puis il y a le « play boy », Vittorio (Sergio Castellitto) envoûtant, charmeur,  charismatique dans sa belle auto. Il illumine l’écran de son accent, de sa joie, de sa drôlerie malgré un choix de vie étrange. Personnage mystérieux, à la fois passeur, intercesseur, sauveur, spectateur unique et privilégié dans le cirque. Il va s’insérer   délicatement dans ce mini univers, partager son humanité et chercher à percer un mystère, celui de la princesse triste. Film déroutant, poétique, burlesque et empreint d’une douce mélancolie. C’est du Rivette : intelligent, drôle, d’une grande fraîcheur d’esprit tout en conservant une grande profondeur et beaucoup de gravité.

         Jean-Michel Carré

Horaires des séances  

   jeu. 12  Novembre  19h45

  ven. 13  Novembre  14h00
 sam. 14  Novembre  16h30
  dim. 15  Novembre  19h45
  lun.  16  Novembre  16h30
  mar. 17  Novembre  19h45



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Vendredi 30 octobre 2009

Zéro défaut

TU  N'AIMERAS  POINT

Israël /France /Allemagne —2008

Durée : 1h30 ; sortie en septembre 2009

Réalisation : Haïm Tabakman

Avec : Zohar Strauss, Ran Danker, Tinkerbell, Tzahi Grad...

 

Voici le premier long métrage de ce réalisateur israélien, né en 1975, qui a fait ses études de cinéma à l'Université de Tel-Aviv. « Tu n'aimeras point est un projet qui a mûri et évolué pendant sept ans » (H. Tabakman, interview réalisée par le C.N.C.)

 

Aaron est boucher dans la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Il est marié, père de quatre enfants. Un jour, lui arrive Ezri, étudiant en quête d'un toit et d'un travail. Il l'embauche, en tombe amoureux.

Dans la religion juive, les croyants doivent respecter les nombreuses Mitzvot (prescriptions) d'un Livre de Maïmonide datant du 12e siècle, le Sefer Hamitzvot.

Au début, les amants vivent leur passion en secret. Le rabbin explique : Dieu n'a pas créé un monde défectueux, le défaut n'existe pas –le défaut, ici, étant l'homosexualité.

Si elle n'existe pas, comment la vivre ?

Aaron est déchiré entre l'amour solide qui le lie à son épouse, Rivka, et sa liaison avec Ezri, qui finit par être connue de la communauté. En effet, tout le monde sait tout et chacun surveille l'autre en permanence dans ce microcosme étouffant. Le rabbin intervient, remet les égarés sur le chemin. Ses arguments : Dieu ne cherche pas à nous  perdre, au contraire. S'il nous inflige des épreuves, c'est qu'elles sont surmontables. Le pécheur, en surmontant ses épreuves avec humilité, devient un juste. Aaron est un humble, ce qui nous touche encore plus.

Ce qui frappe dans ce film, c'est la sobriété, presque la rudesse du traitement. Pas une once de mélodrame. Le déchirement d'Aaron n'en apparaît que plus fort. On est loin des scènes de désespoir hystérique de certains personnages d'Amos Gitaï.

Chaque geste d'Aaron et Ezri est symbolique, que ce soit dans un contexte religieux (le rite de purification) ou professionnel (efforts physiques, ensemble à la boucherie). Ils apparaissent globalement comme des gestes de compagnonnage, mais dont la frontière ténue basculera du côté de la sensualité, de la sexualité.

Il est question de chair dès le début : premiers plans sur la boucherie. Le désir vient ensuite, quelle que soit la brutalité du symbole. Et on y croit.

Rivka, l'épouse, est en retrait pendant la majeure partie du film, souffrant en silence, restant dignement à sa place. Mais quelle est-elle, cette place ? Dans la culture juive, la femme est l'axe, la courroie de transmission. Au plus profond d'elle, Rivka le sait, et tient bon. D'ailleurs, lorsque Aaron sera brisé par la pression religieuse, c'est lui qui implorera Rivka : «  Protège-moi ».

 

Ce film très humain, à l'écriture absente de toute gratuité, donne à sentir tout un versant de la culture israélienne resté tabou au cinéma. (Tu n'aimeras point a été tourné en secret dans le quartier des ultra-orthodoxes de Jérusalem).

 

De quoi enrichir notre regard, et découvrir un jeune réalisateur talentueux.

Hélène Perret

Horaires des séances  

   jeu. 05  Novembre  19h45

  ven. 06  Novembre  14h00
 sam. 07  Novembre  16h30
  dim. 08  Novembre  19h45
  lun.  09  Novembre  16h30
  mar. 10  Novembre  19h45

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Vendredi 30 octobre 2009

Petits mensonges entre amis

À PROPOS D’ELLY

Iran —2009  ; sortie en septembre 2009

Durée :1h56

Réalisateur : Asghar Farhadi

Avec : Golshifteh Farhadi, Taraneh Alidousti, Shahab Hosseyni ...

 

Ours d’argent au Festival de Berlin 2009

 

 

Une bande d’amis, 4 couples et leurs enfants, partent passer un joyeux week-end au bord de la mer Caspienne. Ils s’installent dans une maison un peu laissée à l’abandon, mais s’en accommodent avec gaîté. On mange, on danse, on fume. Une personne intrigue un peu tout le monde « Pourquoi avoir invité Elly ? », elle est un peu en retrait du groupe. Pourquoi faire croire à celle qui loue la   maison qu’Elly et Ahmad sont des jeunes mariés et passent quelques jours avant de  repartir en Allemagne ?

Le mystère s’installe et ira en s’épaississant quand Elly disparaîtra le deuxième jour. Est-elle repartie comme c’était son intention ? A-t-elle eu un accident ? Au fait qui est      Elly ? Quel est son nom de famille ? Autant de questions auxquelles Sedipeh ne veut ni ne peut répondre. Les mensonges commencent à s’accumuler et la loyauté entre les amis se fissure, très vite la discorde envahit  le groupe, chacun rejette la faute sur l’autre. La tension, l’angoisse montent dans les huis clos de la maison dominée par la mer déchaînée.

Le bruit de la mer est très bien utilisé comme contrepoint à la montée du drame. La mer devient un personnage qui va intervenir dans la vie du groupe et perturber le week-end de détente.

La maison, la mer déchaînée, une voiture qui s’enlise dans le sable de la plage sont autant de métaphores de cette jeunesse iranienne de la classe moyenne qui se veut libre et au-dessus des contraintes religieuses et sociales. Le drame fait revenir les rapports de force et de hiérarchie hérités d’un pesant passé. Les individus se croient libres mais ils sont dominés par une force plus puissante qu’eux et qui cadenasse leur vie. Tradition ? Dictature ?

Ce film commence comme un film de Claude Sautet : une bande de copains va passer un super week-end au bord de la  mer et se termine comme L’Aventura  d’Antonioni : le vide laissé par la disparition d’Elly révèle le vide, ou plutôt, le poids de la société.

Le metteur en scène a l’élégance de ne pas trancher ni de suggérer une quelconque  morale. Il nous laisse regarder ses protagonistes se débattre, s’interroger, se taire. L’interprétation des acteurs est parfaite, le scénario est précis, pas un instant l’attention ne faiblit, la caméra est fluide   et son mouvement suit l’affolement des  sentiments et le déchaînement de la mer  accentue le désarroi du groupe d’amis.

Un plaisir supplémentaire nous est communiqué par la beauté des actrices et de toute la bande d’acteurs dont le jeu, plein de retenue, est juste et émouvant.

Ce film vous permettra de voir l’Iran, sous un autre angle et dans toute sa complexité, au   travers de la vie quotidienne de sa jeunesse coincée dans un espace de liberté très limité.

 Liliane Chatelain

 

 

Horaires des séances  

   jeu. 19  Novembre  19h45

  ven. 20  Novembre  14h00
 sam. 21  Novembre  16h30
  dim. 22  Novembre  19h45
  lun.  23  Novembre  16h30
  mar. 24  Novembre  19h45

 

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Vendredi 30 octobre 2009

Une rencontre improbable

 

LONDON RIVER

 

France / Grande-Bretagne —2008 Durée : 1h28 ; sortie fin septembre 2009

Réalisation : Rachid Bouchareb

Avec : Brenda Blethyn, Sotigui Kouyaté, Sami Bouajila, Roschdy Zem ...

 

Prix du meilleur acteur au Festival de

Berlin 2009 pour Sotigui Kouyaté

 

Elizabeth, agricultrice sur l’île de Guernesey, vit depuis plusieurs jours dans l’angoisse. Sa fille, partie à Londres terminer ses  études, ne répond plus au téléphone, et la télévision diffuse en boucle les images terrifiantes de la série d’attentats intervenus, cet été-là, dans le métro et dans un bus londonien. N’y tenant plus, elle se résout à partir pour Londres, à la recherche de sa fille.

Au même moment, Ousmane, grand vieillard d’origine malienne à la démarche lente,   arrive lui aussi à Londres. Depuis quinze ans, il travaille comme forestier en France, sans pouvoir retourner au pays.

Sa femme, restée au Mali, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de leur fils, ce fils qu’il n’a pas vu grandir, lui a demandé, par téléphone, de le retrouver.

Tous deux, paniqués et peu accoutumés à l’agitation urbaine, vont se croiser, se       recroiser dans les mêmes lieux : hôpital, commissariat, morgue… et même à la mosquée où la fille d’Elizabeth prend des cours d’arabe. Elle n’en finit pas d’être horrifiée, Elizabeth… Elle découvre que sa fille vit dans un endroit qui « grouille de musulmans », au dessus d’une boucherie hallal.

La présence obstinée d’Ousmane l’indispose, mais lui fait comprendre peu à peu ce qui lui paraît d’abord impensable : que les deux jeunes gens se connaissent intimement.

Deux acteurs exceptionnels prêtent leurs   talents à ces deux personnages si différents, qui n’auraient jamais dû se rencontrer : Brenda Blethyn que nous avions vu dans Mensonges et sentiments, et Sotigui Kouyaté vu dans Little Sénégal du même Rachid Bouchareb. L’une parle, l’autre pas ; l’une s’agite, l’autre promène sa silhouette longiligne et digne, sans exprimer la peur qui l’étreint. Tous les deux, la "chrétienne" et le "musulman", vont évoluer en se découvrant l’un l’autre, peu à peu, et tisser une amitié très touchante.

 Rachid Bouchareb, après Indigènes, présenté à Cannes en 2006 avec le succès que l’on sait, nous offre là un film émouvant, profondément humain. J’ai beaucoup aimé ce joli film simple et exempt de démagogie. Il nous fait comprendre aussi, sans jamais tomber dans le mélodrame racoleur, la profonde solitude des proches des victimes de ces drames très médiatisés.

Claude Lemitre

Horaires des séances  

   jeu. 26  Novembre  19h45

   ven. 27  Novembre  14h00
  sam. 28  Novembre  16h30
  dim. 29  Novembre  19h45
  lun.  30  Novembre  16h30
  mar. 01  Décembre  19h45

 

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Mardi 13 octobre 2009
C'est aussi la rentrée pour CINEMANIE !
  1.   Une programmation de 5 films (du 10 septembre au 20 Octobre)
  2.   Les 20 ans de Cinémanie (du 23 au 29 septembre)

de Yojiro TAKITA
Marching band de Claude MILLER du 10 au 15 septembre
DEPARTURES du 17 au 22 septembre
Les 20 ans de Cinémanie du 23 au 29 septembre
Amerrika de Cherien DABIS du 01 au 06 octobre
Who's that knocking
at my door
_
de Martin SCORSESE du 08 au 13 octobre
Sunshine cleaning_ de Christine JEFFS du 15 au 20 octobre


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