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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 09:36

Quelle programmation Cinémanie pour Janvier et Février 2010 ?

  

Les semaines des projections
des sélections Cinémanie

Du 07 janv au 12 jan 2010

Du 14 janv au 19 janv

Du 20 au 26 janv :semaine Télérama

= pas de projection Cinémanie

Du 28 jan au 02 fev

Du 04 au 09 fev

Du 26 fev au 03 mars 2010



Choix de films par l’équipe de Cinémanie
lors de la réunion du 07 décembre :

- VINCERE de Marco Bellocchio

- LA NANA de Sebastian Silva (II)

- SAMSON AND DELILAH de Warwick Thornton

- LA FAMILLE WOLBERG de Axelle Ropert

- STRELLA de Panos H Koutras

- HADEWIJCH de Bruno Dumont

- KATYN de Andrzej Wajda

- IN THE LOOP d’ Armando Iannucci

 

Liste définitive des films retenus par le Ciné-Casino :

- VINCERE de Marco Bellocchio

- LA NANA de Sebastian Silva (II)

- LA FAMILLE WOLBERG d’ Axelle Ropert

- KATYN d’ Andrzej Wajda

- IN THE LOOP d’ Armando Iannucci

 

Dès qu’elles seront connues, les dates de projection vous seront communiquées. 

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 19:10
Lors de la réunion de programmation du 12 octobre 2009, les 12 personnes présentes ont établi une liste de 11 films ;
Les 7 titres du tableau suivant ont été retenus par le Ciné-casino


Tu n'aimeras point de Haim Tabakman du 05 au 10 Novembre
36 vues du pic St-loup de  Jacques Rivette du 12 au 17 Novembre
À propos d'Elly de  Asghar Farhadi du 19 au 24 Novembre
London River de  rachid Bouchareb du 26 Nov. au 01 Dec.
Hôtel Woodstock de  Ang Lee du 03 aun 08 Décembre
La DANSE, le ballet de l'Opéra de Paris
de Frederick Wieseman 
La Vida Loca
de  Christian Poveda  du 17 au 22 Décembre  
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 17:00

« Vis pour tuer, tue pour vivre »

 

Mexique / France / Espagne – 2008

Durée : 1h30 ; sortie le 30 septembre 2009

Réalisation, photographie : Christian Poveda

Avec, dans leurs propres rôles : La Chucky, La Liro, La Wizard, El Bamban, Little Crazy, El Moreno…

 

Originaires de toute l’Amérique centrale, des ados déboussolés, immigrés économiques et politiques  devinrent, en une dizaine d’années, des organisations criminelles, hiérarchisées. Exilés de leur pays en guerre, de nombreux ressortissants du Salvador se réfugient aux USA, notamment à Los Angeles.

Ceux qui revinrent dans un pays ravagé par la guerre civile y rapportèrent la culture des gangs. Ces gangs ont été surnommés maras en référence aux marabuntas, ces fourmis carnivores qui détruisent toute vie sur leur passage. Deux bandes rivales se partagent la rue : la "18" et la "Mara Salvatruca".

Pendant un an, Christian Poveda, la caméra à l’épaule, a filmé, avec l’assentiment de la Mara 18, la vie quotidienne d’une bande d’adolescents et de jeunes adultes (moyenne d’âge 16/18 ans – à 26 ans on fait figure de patriarche). Les membres des maras sont  tatoués de la tête aux pieds ; le tatouage sert de reconnaissance d’appartenance à une "famille" mais les transforme aussi en cible permanente. C’est une véritable société  d’adolescents. Les règles du gang sont élaborées avec ses lois, son règlement intérieur et sa morale. Abandonnés, les adolescents trouvent dans ces bandes une communauté, un sentiment de sécurité, une communauté qu’ils ne trouvent nulle part ailleurs. Tranchant avec le dénuement et l’insécurité ambiante les "pandilleros" ne réclament ni la pitié, ni la charité : ils veulent seulement obtenir le droit de vivre dans la dignité, la sécurité, afin de pouvoir exister tout simplement, protégés, par les droits constitutionnels. Ceux qui tentent d’échapper à l’influence des gangs et trouver une forme de vie "normalisée" n’échapperont pas à l’acharnement policier et à l’incompréhension de la justice. Pour les jeunes de ces deux gangs ennemis, l’avenir c’est la prison ou la mort, les deux souvent.

couple + bébé cercueuil 

Avec ce document exceptionnel, qui ne peut nous laisser indifférents, Christian Poveda tire la sonnette d’alarme face à une situation extrême désespérée, à laquelle les pouvoirs publics n’ont su répondre que par une répression sécuritaire et sauvage.                                                                                                                     

(documentation recueillie sur le site officiel www.lavidaloca-lefilm.fr ).

Danielle Lemitre

Horaires des séances  

 
  jeu. 17  Décembre  19h45

   ven. 18  Décembre  14h00
  sam. 19  Décembre  16h30
  dim. 20  Décembre  19h45
  lun.  21  Décembre  16h30
  mar. 22  Décembre  19h45

 

Christian POVEDA, grand reporter franco-espagnol, a été assassiné le 2 septembre 2009 dans la banlieue de San Salvador alors que son documentaire allait sortir sur les écrans. Il a payé de sa vie, une enquête exceptionnelle, sans concession, sans préjugé, au cœur des gangs les plus violents d’Amérique latine, les Maras. A l’opposé d’un film spectacle, la Vida loca est un film empreint d’humanité allant au bout de la haine et du désespoir de ceux qui n’ont jamais rien eu. De toute évidence, El Salvador est devenu un exemple universel, à travers le phénomène des gangs, de ce que les états peuvent entretenir de plus tragique, au moyen d’une mondialisation outrancière, dans nos rapports Nord/Sud.poveda et maras

 

 

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 15:41

« Tout, tout, tout, vous saurez tout… »

affiche 1 la danse...

La DANSE, le ballet de l’Opéra de Paris

 

France- 2009 ; sortie le 07 octobre 2009

Durée : 2h40

Réalisé par Frederik Wiseman

Genre : documentaire

 

Synopsis : Frederick Wiseman, pionnier du cinéma documentaire, a installé sa caméra durant douze semaines au cœur de l'Opéra de Paris. Des ateliers de couture aux représentations publiques où brillent les étoiles, ce film nous entraîne dans les coulisses de la prestigieuse institution et nous montre le travail de tous ceux qui donnent corps au quotidien à des spectacles d'exception.

 

Faut-il être un spécialiste de la danse pour apprécier ce documentaire précis et fouillé nous dévoilant les coulisses de l’opéra Garnier ? Peut-on s’extasier devant cette succession de plans et d’images en étant totalement néophyte ? Oui ! Et c’est là tout l’intérêt de ce film.

 la danse...couple 2 la danse...couple

Frederik Wiseman, en s’intéressant à un univers clos et secret, prestigieux et noble artistiquement parlant, toujours en quête de la pureté gestuelle, nous donne une véritable leçon de cinéma.

Ses plans séquences sont magnifiques, sa caméra est souple et passe d’un univers à un autre, reconstituant la préparation de sept ballets, des répétitions aux spectacles.

Frédérik Wiseman s’est immergé dans cet univers pendant 3 mois et a décidé de tout filmer.

Vous verrez tout de l’opéra Garnier, des plafonds à la scène, des répétitions à la restauration, des couloirs, des escaliers, beaucoup d’escaliers, des souterrains, des toits, des bureaux et des gens, des personnages ; une multitude ; qui se croisent et vivent dans ce labyrinthe luxueux dirigé par Brigitte Lefèvre, reine mère, déesse sanctifiée aux yeux des danseuses et danseurs qu’elle côtoie.la danse...tutus

C’est peut être le seul personnage que nous arrivons à reconnaître dans ce documentaire et c’est parfois frustrant. Car le parti pris du réalisateur de ne rien vouloir expliquer au travers d’une voix off, de ne rien vouloir donner comme indications au travers d’inscriptions, ne serait ce que les noms des personnes et leurs fonctions, montre souvent ses limites. En souhaitant rapprocher son documentaire de l’art qu’il a filmé, le réalisateur a sans doute voulu restituer une œuvre pure comme la danse. Cette pureté désarçonne car, si le cinéma et le genre documentaire sont bien connus du public, l’opéra Garnier ne l’est pas. Et cela nous oblige à suivre les méandres de la caméra sans repères.

Ce n’est pas détestable, loin de là. On se laisse porter par les sons et discussions perçus ici et là, dans les couloirs, au travers de portes d’ateliers de couture, de bureaux administratifs ou de salles de répétitions. On assiste à la création, au travail des danseurs et danseuses, à leur souffrance physique, musculaire mais aussi psychologique. On s’amuse des disputes des chorégraphes. On se passionne de ces démonstrations de talent et des efforts effectués pour atteindre la grâce, la pureté et la perfection. la danse... silhouetteNB

Et, on doute également, on s’interroge comme cette danseuse qui enchaîne rôle sur rôle et qui s’épuise physiquement. Le temps passe vite, trop vite aussi bien pour ces étoiles que pour nous spectateurs. Ce film est une référence, qui deviendra sans aucun doute aussi institutionnelle que son sujet.

 Christophe Augis

Horaires des séances  

 
  jeu. 10  Décembre  19h00

   ven. 27  Décembre  14h00
  sam. 28  Décembre  16h30
  dim. 29  Décembre  19h00
  lun.  30  Décembre  16h30
  mar. 01  Décembre  19h00

 

 

 

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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 18:50

Une  « thérapie » chez les saltimbanques 

 

36 VUES DU PIC ST-LOUP

 

France - 2008  ; sortie en septembre 2009

Durée : 1h24

Réalisation : Jacques Rivette

Scénario :  Jacques Rivette, Christine Laurent, Pascal Bonnitzer.

Avec : Jane Birkin, Sergio Castellitto, André Marcon, Jacques Bonnaffé, Julie Parmentier...

 

Des films de Rivette passés à Auxerre : La Religieuse ; La Bande des quatre ; La Belle noiseuse ; Jeanne la Pucelle, les    batailles ; Jeanne la Pucelle, les prisons ; Ne touchez pas à la hache…..entre autres.

 

À la veille de la tournée d’été, le propriétaire et fondateur d’un petit cirque décède brutalement. La troupe, pour essayer de sauver la situation, décide de   faire appel à sa fille aînée Kate (J. Birkin). Bien que cette dernière ait quitté le cirque depuis une quinzaine d’années, elle accepte, à la surprise générale, de mettre fin, provisoirement, à ses activités actuelles et de les rejoindre.

Vous allez voir la piste aux étoiles, une toute petite piste aux étoiles donnée au pied d’une montagnette des Cévennes, dans un petit village plus que calme… mais où sont donc passés les éventuels spectateurs ? et les touristes ? Cependant, il y a tout pour faire un cirque : le lanceur de couteaux, le trapèze du risque (est-il bien accroché ?), les clowns forcément tristes qui, derrière leur maquillage outrancier, ravalent leurs hantises et les ratés de leur propre existence, la petite trapéziste,  jamais dans les airs, pleine de fougue et de jeunesse. Il y a Kate qui traîne sa misère affective en cherchant des couleurs pour teindre la laine. Elle est meurtrie mais elle fait l’effort de revenir dans le cirque pour qu’il ne meure pas   prématurément comme son père, le patron. Et ce retour vers la cause de ses douleurs sera peut-être salvateur !!!

Et puis il y a le « play boy », Vittorio (Sergio Castellitto) envoûtant, charmeur,  charismatique dans sa belle auto. Il illumine l’écran de son accent, de sa joie, de sa drôlerie malgré un choix de vie étrange. Personnage mystérieux, à la fois passeur, intercesseur, sauveur, spectateur unique et privilégié dans le cirque. Il va s’insérer   délicatement dans ce mini univers, partager son humanité et chercher à percer un mystère, celui de la princesse triste. Film déroutant, poétique, burlesque et empreint d’une douce mélancolie. C’est du Rivette : intelligent, drôle, d’une grande fraîcheur d’esprit tout en conservant une grande profondeur et beaucoup de gravité.

         Jean-Michel Carré

Horaires des séances  

   jeu. 12  Novembre  19h45

  ven. 13  Novembre  14h00
 sam. 14  Novembre  16h30
  dim. 15  Novembre  19h45
  lun.  16  Novembre  16h30
  mar. 17  Novembre  19h45



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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 18:42

Zéro défaut

TU  N'AIMERAS  POINT

Israël /France /Allemagne —2008

Durée : 1h30 ; sortie en septembre 2009

Réalisation : Haïm Tabakman

Avec : Zohar Strauss, Ran Danker, Tinkerbell, Tzahi Grad...

 

Voici le premier long métrage de ce réalisateur israélien, né en 1975, qui a fait ses études de cinéma à l'Université de Tel-Aviv. « Tu n'aimeras point est un projet qui a mûri et évolué pendant sept ans » (H. Tabakman, interview réalisée par le C.N.C.)

 

Aaron est boucher dans la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Il est marié, père de quatre enfants. Un jour, lui arrive Ezri, étudiant en quête d'un toit et d'un travail. Il l'embauche, en tombe amoureux.

Dans la religion juive, les croyants doivent respecter les nombreuses Mitzvot (prescriptions) d'un Livre de Maïmonide datant du 12e siècle, le Sefer Hamitzvot.

Au début, les amants vivent leur passion en secret. Le rabbin explique : Dieu n'a pas créé un monde défectueux, le défaut n'existe pas –le défaut, ici, étant l'homosexualité.

Si elle n'existe pas, comment la vivre ?

Aaron est déchiré entre l'amour solide qui le lie à son épouse, Rivka, et sa liaison avec Ezri, qui finit par être connue de la communauté. En effet, tout le monde sait tout et chacun surveille l'autre en permanence dans ce microcosme étouffant. Le rabbin intervient, remet les égarés sur le chemin. Ses arguments : Dieu ne cherche pas à nous  perdre, au contraire. S'il nous inflige des épreuves, c'est qu'elles sont surmontables. Le pécheur, en surmontant ses épreuves avec humilité, devient un juste. Aaron est un humble, ce qui nous touche encore plus.

Ce qui frappe dans ce film, c'est la sobriété, presque la rudesse du traitement. Pas une once de mélodrame. Le déchirement d'Aaron n'en apparaît que plus fort. On est loin des scènes de désespoir hystérique de certains personnages d'Amos Gitaï.

Chaque geste d'Aaron et Ezri est symbolique, que ce soit dans un contexte religieux (le rite de purification) ou professionnel (efforts physiques, ensemble à la boucherie). Ils apparaissent globalement comme des gestes de compagnonnage, mais dont la frontière ténue basculera du côté de la sensualité, de la sexualité.

Il est question de chair dès le début : premiers plans sur la boucherie. Le désir vient ensuite, quelle que soit la brutalité du symbole. Et on y croit.

Rivka, l'épouse, est en retrait pendant la majeure partie du film, souffrant en silence, restant dignement à sa place. Mais quelle est-elle, cette place ? Dans la culture juive, la femme est l'axe, la courroie de transmission. Au plus profond d'elle, Rivka le sait, et tient bon. D'ailleurs, lorsque Aaron sera brisé par la pression religieuse, c'est lui qui implorera Rivka : «  Protège-moi ».

 

Ce film très humain, à l'écriture absente de toute gratuité, donne à sentir tout un versant de la culture israélienne resté tabou au cinéma. (Tu n'aimeras point a été tourné en secret dans le quartier des ultra-orthodoxes de Jérusalem).

 

De quoi enrichir notre regard, et découvrir un jeune réalisateur talentueux.

Hélène Perret

Horaires des séances  

   jeu. 05  Novembre  19h45

  ven. 06  Novembre  14h00
 sam. 07  Novembre  16h30
  dim. 08  Novembre  19h45
  lun.  09  Novembre  16h30
  mar. 10  Novembre  19h45

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