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Jeudi 20 novembre 2008


La prochaine revue de Cinémanie sera à votre disposition dans quelques jours !

 

La programmation Cinémanie des prochaines semaines :

RUMBA

 

Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy

du 20 au 
25 Novembre

VERSAILLES

 

Pierre Schoeller

du 27 Novembre
au 02 Décembre
 

C'EST DUR d'ÊTRE AIMÉ PAR DES CONS

Daniel Leconte

du 05 au
09 Décembre 

LE SEL DE LA MER

 

Annemarie Jacir

du 11 au 16 Décembre

KHAMSA

Karim Dridi

du 18 au 
23 Décembre


                D'autres évènements cinématographiques à ne pas rater
 


Vendredi 05 Décembre au Ciné-Casino à Auxerre
la projection à 19h45 du film programmé par Cinémanie C'EST DUR D'ËTRE AIMÉ PAR DES CONS, sera suivie d'un débat animé par le réalisateur Daniel Leconte


Vendredi 21 Novembre au Ciné-Casino à Auxerre :
de 19h00 à 20h30 projection, suivie d'un débat, de courts métrages  en  collaboration avec l'ADAPT dans le cadre de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées.
Dimanche 23 Novembre au Ciné-Casino à Auxerre :
3 films dans le cadre de l'opération "Les étoiles du cinéma Européen" :
L'ÉTOILE DE LAURA ( à 10h30) ; L'HOMME SANS PASSÉ (à 14h00) ; THE QUEEN (à 16h30)
3 € la place et 5 € pour deux places
Vendredi 28 Novembre au Ciné-Casino à Auxerre  :
En collaboration avec ADIAMOS-89 sur le thème de Mai 68
à 20h00 projection de REPRISE, documentaire de Hervé Leroux qui animera un débat
Tarif unique de 6

Par Association Cinémanie - Publié dans : Programmes Cinémanie
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Vendredi 14 novembre 2008

Le non-retour au pays natal

 

LE SEL DE LA MER

(Mil hadha al-bah)

 

France / Palestine ; sortie :  septembre 2008

Durée : 1h47

Réalisation : Annemarie Jacir

Avec : Suheir Hammad, Saleh Bakri, Ryad Dias…

 

Sélection offcielle UN CERTAIN REGARD à Cannes 2008

  

Encore un film sur le conflit israélo-palestinien, allez vous penser ! Si nous vous le proposons c’est que celui-ci donne le point de vue palestinien à travers les rêves et les illusions de jeunes gens beaux mais naïfs qui nous font goûter de façon sensuelle à la douceur des paysages, hélas défigurés par les guerres.

 À 28 ans, Soraya, d’origine palestinienne, mais née à Brooklyn, décide de revenir dans le pays que ses grands-parents ont quitté en 1948 (la “nakba,” la catastrophe pour les Palestiniens). Elle veut s’établir à

Ramallah après avoir récupéré l’argent que son grand-père avait déposé dans une banque, ce qui lui sera refusé. Elle rencontre un jeune homme, Emad, qui ne rêve que de quitter les territoires pour toujours.

 Soraya, Emad et un ami, Marwan, vont s’embarquer dans  une folle déambulation, transgressant les interdits bancaires et militaires pour vivre “normalement” sans tenir compte des frontières.

 Et ils nous font partager leur plaisir enfantin à jouer les braqueurs et leur plaisir sensuel à jouir des paysages, de la mer, du goût des oranges de Jaffa. Toutes ces douceurs, toutes ces beautés, ils en sont privés à cause d’un conflit absurde dont ils sont héritiers et dont ils ne veulent plus.

 En dépit de quelques maladresses scénaristiques, ce film est plein de poésie, de douceur cachée par la douleur, d’entêtement pour dépasser l’enfermement, plein de lutte quotidienne pour se convaincre que l’on peut être heureux et plein d’humanisme.

Pour couronner le tout, ces deux acteurs enflammés sont beaux et  on aimerait que leur “road-movie” amoureux ne s’arrête jamais.


Ce film subtil et amer constate les humiliations faites aux Palestiniens et la difficulté de dialogue avec les Israéliens, même quand ils sont de bonne volonté. Ni pessimisme ni optimisme, mais grâce à l’interprétation charnelle des acteurs, le film touche à des valeurs universelles.

                                         Liliane Chatelain

Horaires des séances
  jeu.  11  Décembre   19h45
  ven.  12  Décembre   14h00
  sam. 13
 Décembre  16h30
  dim. 14  Décembre   19h45
  lun. 15  Décembre   16h30
   mar.16  Décembre   19h45

 

Par Association Cinémanie
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Jeudi 13 novembre 2008

Peut-on (encore) rire  de tout ?

 

C’EST DUR D’ÊTRE AİMÉ  PAR DES CONS

 

France ; sortie : septembre 2008

Durée : 1h48

Réalisateur : Daniel Leconte

Avec : Philippe Val, Cabu, Caroline 

          Fourest, Elisabeth Badinter…

 

Tel quel, le titre n’est pas très engageant... En réalité, ce sont les paroles que l’excellent caricaturiste, Cabu, prête à Mahomet à la une de Charlie Hebdo en février 2006. 

 Cette phrase volontairement provocatrice va mettre le feu au poudre. Plusieurs organisations musulmanes (L’Union des Organisations Islamiques de France ; La Grande Mosquée de Paris ; La ligue Islamique

Mondiale) vont porter plainte contre l’hebdomadaire pour : « injure publique à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur religion ». 

 Pourtant, le dessin était précédé de la légende : “Mahomet débordés par les terroristes”, qui, a priori, devait lever toute ambiguïté quant à l’identité des cons en question… De plus, bien que plusieurs journaux français aient publié les caricatures, seul Charlie Hebdo fait l'objet d'une procédure judiciaire.

Alors pourquoi un tel procès ? C’est bien la question à laquelle le documentaire tente de répondre, tout en montrant qu’elle n’est pas aussi simple qu’elle paraît.

La mise en perspective des circonstances, d’abord, montre que cette affaire sert d’autres intérêts que ceux des musulmans et que la publication des caricatures par Charlie Hebdo s’inscrit dans une vaste réaction défensive de la presse européenne.

 Puis, en alternant les séquences dans les coulisses du Tribunal de Paris et les témoignages a posteriori des intervenants, le réalisateur confronte les points de vue : journalistes, musulmans, avocats, politiques,

badauds… 

 Chacun donne son avis, et ce faisant, c’est un vrai débat de société qui se fait jour. La satire est-elle allée trop loin ? La liberté d’expression existe-t-elle encore ? Doit-on se taire face à la montée de l’intégrisme?

Comment lutter contre les islamistes sans stigmatiser les musulmans ? Où est la limite ? Le documentaire, en faisant la part belle à la parole, nous livre aussi de savoureux moments d’éloquence, parfois drôles, telle cette réplique de l’avocat Francis Spizner : « Madame Fourest s’aime tellement que si elle devait commettre un crime passionnel, elle se suiciderait ». 

 Si le film traite d’un sujet sérieux, on n’en oublie jamais de rire. Durant tout le film, les caricatures de Cabu commentent les propos des uns et des autres en une joyeuse irrévérence.

Céline Baraut

Horaires des séances
  jeu.  04 Décembre : séance supprimée
  ven.  05  Décembre : 14h00 et 19h45 (soirée en présence du réalisateur Daniel Leconte)
  sam. 06
 Décembre  16h30
  dim. 07
 Décembre  19h45

  lun. 08  Décembre  16h30
 mar. 09  Décembre  19h45

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Jeudi 13 novembre 2008

Enfance précaire

 

KHAMSA

 

France – Sortie : octobre 2008

Durée : 1 h30

Réalisation, scénario : Karim Dridi

Avec : Marc Cortes, Raymond  Adam,

          Tony Fourman, Mehdi Laribi,

           Saïd Kerkache ...

 

Marseille, lieu tragique pour les oubliés de la société. Marco, dit Khamsa, onze ans, s'enfuit du domicile de la famille d'accueil où il a été placé pour rejoindre le camp de gitans qui l'a vu naître. Il y retrouve Coyote, son ami d'enfance, avec lequel il fait les quatre cents coups, et rencontre Rachitique, un jeune maghrébin de la cité voisine. Un trio de voleurs se constitue qui passe du vol de scooter au cambriolage de villa. Un engrenage auquel Marco voudrait, au fond de lui, échapper. Il partage avec son cousin, le nain Tony, le rêve de faire fortune en participant à des combats de coqs…

 

Une histoire écrite sur un fond social réel. Le camp, que le premier plan du film nous donne à voir en contrebas de l'autoroute qui pénètre dans Marseille, existe vraiment. C'est celui du Ruisseau Mirabeau dans lequel le réalisateur a passé plus d'un an, allant jusqu'à s'installer dans une caravane, avant de commencer à tourner son film avec les enfants rencontrés sur place. Karim Dridi s'est dit : « c'est là qu'il faut filmer », « l’injustice faite aux enfants y est encore plus criante que dans les milieux issus de l'immigration » (milieu qu'il connaît bien).

 

C'est par une démarche de documentariste que le cinéaste construit son récit de fiction, en partageant le quotidien de misère du camp, les faits et gestes de ses habitants, en saisissant les expressions verbales (et les insultes) qui vont nourrir ses dialogues. Seul un acteur professionnel participe au projet, Simon Abkarian, qui joue le rôle du père de Marco. Du coup, Karim Dridi impose un regard juste sur ses personnages, sans tenter de magnifier la vie de ces jeunes délinquants, sans tomber non plus dans le misérabilisme. La caméra, par de nombreux plans-séquences, enregistre avec simplicité les êtres tels qu'ils sont, sans leur faire de cadeaux, aidée par la justesse du jeu de ses acteurs d'un jour, le jeune interprète de Marco, notamment.

 

Le rythme du film est vif et léger, l'image est d'une beauté implacable, tant la vie qu'elle nous restitue est à la fois violente et émouvante. L'histoire de Marco/Khamsa, ce personnage qui nous touche et nous inquiète, nous plonge dans la tragédie de ceux qui, ballottés entre deux cultures (un père gitan et une mère algérienne), rejetés de tous, n'ont pas de réelle échappatoire et vont inexorablement à la dérive. Karim Dridi : « l'injustice faite aux minorités est le moteur de tous mes films, car elle est vraiment l'essence de ce que je suis : un métis ». Un beau film sans concession, porté par le respect de ceux que la caméra saisit, et dérangeant, peut-être, pour le spectateur qui ne sait rien de ce morceau de France.

 

          Annie Coelho et Jean-Michel Peytard

Horaires des séances
  jeu.  18  Décembre   19h45
  ven.  19  Décembre   14h00
  sam. 20
  Décembre  16h30
  dim. 21  Décembre  19h45

   lun. 22  Décembre   16h30
  mar. 23  Décembre   19h45


 

 

Par Association Cinémanie
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Lundi 10 novembre 2008

 

          L’assemblée générale de notre association vient de se tenir dans une atmosphère consensuelle et de plus avec un sentiment de satisfaction ! En effet, nous avons eu la bonne surprise de constater une augmentation substantielle de 10% du nombre des adhérents à « Vive le cinéma » au cours de l’année 2007-2008. De plus la fréquentation des séances où nos films sont projetés, s’est accrue très nettement passant de 3900 places à 5850. Ces deux bonnes nouvelles sont sans doute la conséquence de notre nouvelle façon de prévoir et programmer les films : plus vive, plus réactive à l’actualité des sorties de films, des thèmes choisis plus proches de vos préoccupations etc…ce n’est pas gagné mais c’est néanmoins encourageant.

         Cette année nous avons accueilli M. Morineau, adjoint aux affaires culturelles de la ville d’Auxerre. Il nous a apporté des éléments nouveaux quant à la vie culturelle future envisagée sur le plan local et ceci nous concerne au premier chef. En effet, sachant que la participation de l’état à la vie culturelle dans nos villes et nos campagnes se réduit de plus en plus et qu’il se décharge sur les régions, les départements et les communes pour assurer cette fonction, les moyens attribués ne seront plus à la hauteur de ce qu’il faudrait pour assurer une bonne politique culturelle ici et ailleurs. Il en découlera une nouvelle répartition des subventions attribuées aux associations à vocation culturelle.

Selon M. Morineau, il n’est pas question de diminuer d’une manière drastique les subventions aux associations, cela risquerait de détruire le tissu culturel mais plutôt de mutualiser les efforts financiers sur des projets culturels pour parvenir à une meilleure efficacité de l’action cultuelle de la ville ( rappelons que la ville d’Auxerre est notre principal bailleur de fonds).

Monsieur Morineau : « À Auxerre, l’offre culturelle est relativement importante mais le public, lui, n’augmente pas. Un non-public important, ne participe pas.(…) Il s’agit de s’interroger pour que ce public rencontre une fois cette offre culturelle ». Nos films sont-ils destinés à une élite  (laquelle ?), à des cinéphiles ( que signifie ce mot ?), à ceux qui aiment le CINEMA (voilà qui est vrai !). Cela nous demandera un véritable effort de participation au développement de la culture populaire, au sens noble du terme. Nous devrons créer des synergies avec les maisons de quartiers, les associations, et aussi les renforcer avec le théâtre, les lycées et collèges etc…

         En 2009, nous fêterons les vingt ans de « Vive le cinéma ». Comment ? Rien n’est encore défini, nous comptons sur vos bonnes idées pour parvenir à faire de cet événement une vraie fête du Cinéma.

         Nous avons aussi évoqué le problème des animations autour de certains films celles-ci constituant toujours un moment fort dans la vie de l’association. Aujourd’hui nous sommes en mesure de vous annoncer la venue de Daniel Leconte, réalisateur du documentaire C’est dur d’être aimé par des cons ; de même nous ferons en sorte, en janvier, de faire venir à Auxerre, M. Depardon réalisateur du film La vie moderne  ou la fin d’un monde paysan.

         Au plaisir de vous rencontrer, encore plus nombreux, devant les écrans du Ciné-casino et des films de « Vive le cinéma » après ce beau moment que constitue le festival “ Musique et Cinéma ”

                                        Le président : J.M Carré

Par Association Cinémanie - Publié dans : La lettre du président
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Lundi 10 novembre 2008

Apprivoise-moi... 

 VERSAILLES

 

France -- Sortie : août 2008

Durée : 1h53

Réalisation : Pierre Schoeller

Avec : Guillaume Depardieu, Aure Atika,

           Max Baissette de Malglaive, 

           Judith Chemla,  Patrick Descamps… 

 

Loin des ors du château, Versailles se déroule en grande partie dans l'ombre des bois situés derrière les jardins royaux. D'abord, il y a Nina, qui vit dans la rue avec son fils Enzo. Elle fuit à travers bois à la recherche d'un abri de fortune. C'est là qu'apparaît Damien, exclu lui aussi, réfugié dans une cabane au fond des bois de Versailles. Il accueille Nina et Enzo. Le lendemain, Nina a disparu, abandonnant son fils à Damien.

Damien et Enzo vont s'apprivoiser peu à peu, comme deux animaux sauvages. Le grand apprend au petit les règles de la survie : se nourrir, se chauffer, se laver... Un attachement naît et se développe entre eux.

Enzo a l'âge d'aller à l'école. Comment faire ? Damien décide de retourner chez ses parents, avec qui il avait rompu depuis longtemps, et fait passer Enzo pour son fils. Là, commence la seconde partie. On sort de l'ombre des exclus, pour se retrouver dans la société des gens propres, qui dorment dans une chambre, mangent de vrais repas et partent au travail tous les matins... Mais les choses ne seront pas si simples, pour aucun des trois.

 Ce film est tout en contrastes : l'ombre (première partie : les exclus), la netteté (seconde partie : dans la société). Le château de Versailles joue fortement son rôle de symbole, surtout dans une scène : Damien

étant malade, Enzo part chercher du secours. Il galope jusqu'au château, et la caméra cadre soudain l'escalier monumental en pleine  lumière, tel une montagne que l'enfant gravit, fétu perdu dans tant de grandeur et d'opulence ; lorsqu'il se heurte aux touristes, ceux-ci ressemblent à des objets non identifiés,

jusqu'à l'employé déguisé en laquais perruqué et poudré, et la séquence bascule dans un surréalisme emprunt de désespoir.

 La force du film, c'est sa rudesse et sa sensibilité. Guillaume Depardieu fait merveille dans les deux. Quant à Max Baissette de Malglaive (Enzo),  il surprend par sa sobriété et sa justesse, lui aussi. Guillaume Depardieu et lui – le grand et le petit bonhomme –  atteignent à une complicité professionnelle

extraordinaire pour exprimer l'essentiel du film : le lien fort et étrange qui se tisse entre leurs deux personnages. Drôle de fable, qui montre des trajectoires inattendues, dans une société – celle d'aujourd'hui – où chacun semble souvent être enfermé dans une case inamovible : les insérés dans la société, les exclus en dehors.

 Guillaume Depardieu incarne intensément son personnage. Cette énergie de la survie, qui est celle de Damien, nul doute que l'acteur a dû la vivre lui-même de l'intérieur depuis quelques années, à travers les événements tragiques qui l'ont frappé,  jusqu'à sa disparition brutale le 13 octobre dernier. Il avait pris une grande dimension d'acteur, en particulier avec le film Ne touchez pas la hache de Jacques Rivette (2007).

 

Reste à le découvrir absolument dans Versailles. Il apparaîtra encore sur les écrans prochainement dans ses deux derniers films : Stella  de Sylvie Verheyde et Les inséparables de Christine Dory. Il nous manquera.

                                                 Hélène Perret

Horaires des séances
  jeu.  27  Novembre  19h45
  ven.  28  Novembre  14h00
  sam. 29
 Novembre  16h30
  dim. 30
 Novembre  19h45

  lun.  01  Décembre  16h30
 mar. 02  Décembre 19h45

 

Par Association Cinémanie
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